Les INTERAHAMWE ne sont en rien différents des INKOTANYI

Les INTERAHAMWE ne sont en rien différents des INKOTANYI

Géopolitique

ISOMO – ÉDITORIAL

Les INTERAHAMWE ne sont en rien différents des INKOTANYI ; ils se rejoignent tous dans le fait de tuer des innocents, en les massacrant sans la moindre humanité.

BadRama a dit tout haut ce que beaucoup murmurent tout bas
En février 2026, depuis les États-Unis, Ramadhan Mupende, connu sous le nom de BadRama, a fait exploser le silence. Fondateur de The Mane, acteur reconnu de l’industrie culturelle rwandaise, il n’avait rien à gagner politiquement. Et pourtant, il a parlé.
Il a osé critiquer frontalement le système dominé par le Front patriotique rwandais.
Il a osé remettre en cause la gouvernance du président Paul Kagame.
Il a osé dire ce que des milliers de Rwandais pensent en silence.

Car la vérité est simple : dans un climat où la contradiction est mal tolérée, beaucoup préfèrent chuchoter que parler. Beaucoup constatent les tensions politiques, la concentration du pouvoir, l’espace public verrouillé — mais peu prennent le risque de l’exprimer publiquement.
BadRama, lui, l’a fait.

Un système qui ne supporte pas la contradiction.
La rapidité des réactions officielles face à ses propos démontre une chose : la parole libre dérange. Très vite, la machine de décrédibilisation s’est mise en marche. On attaque l’homme pour éviter le débat sur le fond.
Mais aucune société ne progresse dans l’unanimisme forcé. Aucune nation ne se renforce en étouffant les voix dissidentes. La stabilité ne peut pas être confondue avec le silence imposé.

La peur change de camp

Pendant longtemps, la critique ouverte du pouvoir semblait réservée à quelques exilés politiques. Aujourd’hui, une nouvelle génération, issue de la culture, de la diaspora, des réseaux sociaux, refuse l’autocensure.
BadRama n’est pas un politicien professionnel. Justement. C’est ce qui rend son geste puissant. Il n’a pas parlé par calcul électoral. Il a parlé par conviction.
Et si ses paroles ont trouvé un écho massif, c’est parce qu’elles correspondent à un malaise réel. Un malaise que beaucoup ressentent sans pouvoir le verbaliser publiquement.

Le droit de critiquer n’est pas un crime

Soutenir BadRama, ce n’est pas idolâtrer un homme. C’est défendre un principe fondamental : aucun dirigeant, aucun parti pas même le FPR ne doit être au-dessus du débat critique.
La force d’un État ne se mesure pas à sa capacité à faire taire, mais à sa capacité à répondre par des arguments.

BadRama a allumé une étincelle.

Et parfois, une seule voix suffit à révéler ce que tout un peuple n’ose pas encore crier. Mupenda met en garde les Banyamulenge pour qu’ils ne soient pas naïfs. Il affirme que Kagame et les Inkotanyi ne les aiment pas. Selon lui, il ne peut pas prétendre les soutenir alors qu’il a fait arrêter Nkunda. Il ajoute également quw Corneille NANGA, BYAMUNGU et BISIMWA qui prétendent défendre les Banyamulenge tout en travaillant pour Kagame ne les aiment pas réellement.

Monfort MASUMBUKO
Publié le 28/02/2026 à 10:43
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