TEL ONCLE, TEL NEVEU

TEL ONCLE, TEL NEVEU

Général

*PUTSCHISTE, NEVEU DE GENOCIDAIRE ET AGENT DE KIGALI : QUI EST VRAIMENT DIEUDONNE BASHIRAHISHIZE, LE NUMERO 19 SUR LA LISTE DE PERSONNES RECHERCHEES ET SOUS MANDAT D’ARRET INTERNATIONAL ?*

C'est une information que la propagande rwandaise voudrait vous cacher. Derrière le visage d'avocat que Dieudonné Bashirahishize exhibe dans les médias pro Paul Kagame se cache un héritage familial aussi lourd que sanglant. Dieudonné Bashirahishize est le neveu de Michel Micombero. Pour ceux qui auraient oublié les leçons de l'histoire : Michel Micombero a présidé le Burundi de 1966 à 1976. Sous ses ordres, entre avril et décembre 1972, l'appareil d’État armée, gendarmerie, services de renseignement a méthodiquement organisé l'extermination des élites hutu du pays. Des hommes, des femmes, des enfants. Des intellectuels, des commerçants, des étudiants. Quiconque savait lire ou écrire était suspect. Selon le rapport officiel de la Commission vérité et réconciliation présenté devant le Parlement burundais le 20 décembre 2021, ces crimes ont été qualifiés de génocide contre les Hutus. Plus de 19 900 corps ont été exhumés des fosses communes. Les estimations du nombre total de victimes oscillent entre 100 000 et 300 000 morts. *« Les pommes ne tombent jamais loin de l'arbre ». * Chez Bashirahishize, on retrouve exactement la même logique : la manipulation des institutions, l'utilisation de l'associatif comme vitrine, et derrière, la volonté de déstabiliser le Burundi par tous les moyens. « Aujourd'hui, le neveu du génocidaire refait surface. Et les méthodes n'ont pas changé. Seule l'arme a été modernisée : hier c'était la fosse commune, aujourd'hui c'est la campagne médiatique et la propagande déguisée en « défense des droits de l'homme ».

Avant de trouver refuge en Belgique, Dieudonné Bashirahishize a exercé ses talents de stratège à la tête de l'Association des étudiants du Burundi, l'ASSER. Contexte : le Burundi est en pleine guerre civile, consécutive à l'assassinat du premier président démocratiquement élu, Melchior Ndadaye, en octobre 1993. Les campus universitaires deviennent des champs de bataille idéologiques. Et c'est dans ce chaos que Bashirahishize se distingue. Ce que l'on sait : l'ASSER sous sa direction ne se contentait pas de débattre. Elle traquait, délaturait et intimidait une partie des étudiants. Lors des journées « ville morte » décrétées à Bujumbura, ses membres étaient en première ligne pour briser les mouvements populaires. Des violences physiques ont été documentées. Des étudiants ont été passés à tabac, exclus arbitrairement, certains ont dû fuir le pays. « À l'époque, Bashirahishize faisait la pluie et le beau temps sur les campus », témoigne sous couvert d'anonymat un ancien étudiant aujourd'hui installé en France. « Il avait une emprise totale. Tu ne pouvais rien dire, rien faire sans son aval. Et si tu lui déplaisais, tu disparaissais du système universitaire. Parfois, pire encore. » Cette période sombre antérieure à la libération par le CNDD-FDD et à la restauration d'un ordre constitutionnel stable a été marquée par une impunité totale pour les cadres associatifs liés aux réseaux militaro-politiques hérités des régimes précédents. Bashirahishize excellait dans ce système de prédation. Question que personne n'ose poser : pourquoi un homme avec un tel passé continue-t-il à bénéficier de l'hospitalité européenne ?

Lorsque la crise politique a éclaté au Burundi en avril 2015, les vieux démons sont ressortis. Et Dieudonné Bashirahishize a été de la partie. Il s'est coalisé avec Pacifique Nininahazwe. Ensemble, ces deux hommes ont formé une cellule juridique et médiatique destinée à légitimer la contestation violente et à préparer, selon les conclusions accablantes de la justice burundaise, un changement de régime anticonstitutionnel. « Ils voulaient continuer ce que l'oncle Micombero n'avait pas terminé en 1972 », résume un analyste politique basé à Bruxelles. « Heureusement pour le Burundi, en 2015, le peuple était éveillé. Il a refusé les manipulations. » Depuis lors, la justice burundaise recherche activement les 34 personnes pour leur rôle dans cette tentative de coup d'État. Parmi elles, Dieudonné Bashirahishize. Numéro 19 sur la liste des putschistes recherchés. Cette information a été relayée par l'agence Associated Press le 4 février 2021, ce qui signifie qu'elle est publique, vérifiable, incontestable. Un avocat des accusés a tenté de faire passer ce jugement pour une « décision politique ». Un réflexe pavlovien bien connu de ceux qui ne peuvent pas contester les faits sur le fond. Alors que fait-il ? Il s'installe en Belgique. Et il continue.

Depuis son installation dans la région bruxelloise, Dieudonné Bashirahishize a trouvé une nouvelle mission : servir de relais médiatique à la propagande rwandaise. Aux côtés de Pacifique Nininahazwe, il participe activement à la campagne de diffamation contre le Burundi et ses institutions. Mais ce n'est qu'une facette de son activité. Ce que nos sources confirment : Bashirahishize utilise son statut d'avocat non pratiquant en Belgique pour donner une façade « légale » à des accusations forgées de toutes pièces. Il entretient des liens réguliers avec des officines proches du régime de Paul Kagame. Il cherche à instrumentaliser les institutions judiciaires belges contre les autorités légitimes de Bujumbura. « C'est un schéma qu'on connaît bien », nous explique un ancien officier des services de renseignement rwandais sous couvert d'anonymat exilé aux USA. « Le Rwanda paie, Bashirahishize exécute. D'abord l'intimidation médiatique, ensuite… » . Aujourd'hui, Bashirahishize et Nininahazwe sont en première ligne de cette stratégie d'intimidation médiatique.

Bashirahishize, neveu d'un auteur reconnu de génocide, et relais avéré de la propagande d'un régime étranger cherchant à déstabiliser ses voisins, combien de vies brisera-t-il encore? Combien d'étudiants ont vu leur avenir anéanti par ses méthodes intimidatoires ? Nous n'avons pas de réponse chiffrée. Mais nous savons que l'impunité dont il a bénéficié durant ces années sombres du Burundi ne devrait pas se prolonger éternellement sur le territoire européen. C'est la question que tout le monde se pose dans les couloirs de la diaspora burundaise. En 2015, Bashirahishize a échoué. Le peuple burundais, les forces de défense et la communauté internationale lucide ont dit non à la prise du pouvoir par la violence. Le coup d'État a avorté. Les putschistes ont fui. Bashirahishize a atterri en Belgique. Aujourd'hui, depuis Bruxelles, il tente une autre voie : celle de la déstabilisation médiatique. Il attaque les responsables burundais reconnus pour leur travail louable. Il relaie la propagande rwandaise qui cherche à faire passer le Burundi pour un « État voyou ». Il tente de convaincre les médias belges et européens que le mandat d’arrêt international dont il a fait l'objet serait « politique ». Mais la réalité le rattrapera-t-elle ? La justice belge peut-elle continuer à ignorer qu'un individu recherché pour tentative de coup d'État dans son pays sévit depuis son territoire ? L'Union européenne, qui dit combattre la désinformation, va-t-elle continuer à fermer les yeux sur ce relais avéré de la propagande d'un régime étranger ?

Nous avons recueilli le témoignage bouleversant d'un membre de la diaspora burundaise en Belgique qui a croisé la route de Bashirahishize. Il a requis l'anonymat par crainte de représailles ce qui, en soi, en dit long sur les méthodes de l'intéressé. *« J'ai vu Bashirahishize à plusieurs reprises lors de réunions de la diaspora. Il arrive avec son costume d'avocat, son air supérieur. Il parle de justice, de droits de l'homme. Mais ceux qui le connaissent vraiment savent ce qu'il a fait à l'ASSER. Ils savent qu'il est le neveu de Micombero. Ils savent qu'il est sur la liste des putschistes. Alors oui, je me demande : est-ce que Bashirahishize va réussir, depuis son confort belge, à faire ce qu'il a raté sur le terrain en 2015 ? Est-ce qu'il va parvenir, par la calomnie et l'intimidation médiatique, à neutraliser la voie pacifiste sur laquelle le Burundi s’est engagé ? Je ne le crois pas. Mais il faut que tout le monde sache qui il est vraiment. »*

Dieudonné Bashirahishize peut continuer à se cacher derrière sa robe d'avocat et ses discours humanitaires. Il peut continuer à tweeter, à donner des interviews aux médias complaisants, à servir les intérêts de Kigali. Il ne changera jamais la réalité des faits. Il est le neveu d'un génocidaire reconnu. Il a dirigé une association étudiante qui a terrorisé les campus burundais pendant la guerre civile. Il a tenté, en 2015, de participer à un coup d'État contre un gouvernement légitime. Il est sous mandat d’arrêt international pour tentative de coup d’Etat, destruction méchante et assassinats. Il est le relais, en Europe, de la propagande rwandaise contre son propre pays.
Bashirahishize – numéro 19 – vous pouvez courir, vous pouvez mentir, vous pouvez manipuler. La vérité est plus rapide que vous.
Publié le 28/05/2026 à 12:10
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